Dimanche 15 janvier 7 15 /01 /Jan 12:58

Affaire RIFKI : Rien que du vulgaire et du subalterne

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 Dr Ali ABDOU MDAHOMA  s'exprime sur l'affaire Rifki 

  • Il y a du réalisme et du cynisme dans l’affirmation de Jean Rostand selon laquelle, «on tue un homme, on est un assassin. On tue des millions d’hommes, on est un conquérant. On les tue tous, on est Dieu». Cette parole forte résume parfaitement toutes les ambiguïtés de la relation que les Comores entretiennent avec une forme avancée d’assassinat, autrement dit la corruption car, à en croire Pierre Péan, «plus que la peste hier et le sida aujourd’hui, la corruption tue.[…] Traitée généralement à la rubrique“faits divers”, elle devrait, dans certains cas, passer à celle de“crime contre l’humanité”».Concrètement, aux Comores, plus on occupe un rang élevé dans la hiérarchie du vol et de la corruption, mieux on est célébré, applaudi et respecté. Ceci est d’autant plus vrai qu’à ce jour, les plus grandes «célébrités» de notre pays sont des voleurs d’argent public ayant pignon sur rue, connus et reconnus par tous. Ce qui nous fait penser à une réflexion faite par Malek Chebel, anthropologue de l’Islam, qui affirme avec bonheur que les Arabes aiment les héros négatifs comme Oussama Ben Laden et Mouammar El Kadhafi. Les Comoriens aussi, hélas!
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  • Aujourd’hui, les Comores sont tellement engluées dans la corruption que les seules autorités respectées dans notre pays sont des corrompus affamant le peuple. Depuis des années, gagnés par le fatalisme, le découragement, l’impuissance et la lassitude, les Comoriens applaudissent ou vomissent les turpitudes de dirigeants aux pratiques à la fois malsaines et indécentes. Mais, cette fois, la coupe est pleine car le cas de corruption qui fait le plus jaser n’est pas le fait d’un voleur de poules, mais celui de Saïd Abdallah Rifki, secrétaire général du Département du Mufti de la République des Comores, autrement dit, la deuxième personnalité religieuse d’un pays dont la Constitution nous apprend que «Le peuple comorien, affirme solennellement sa volonté de: - puiser dans l’Islam, l’inspiration permanente des principes et règles qui régissent l’Union […]» (début du Préambule).
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  • L’affaire Rifki étant suffisamment connue, il suffirait à peine de rappeler que cet homme, abusant de sa position socioprofessionnelle, a intercédé en faveur de l’ouverture d’un débit de boisson, moyennant 2 millions de francs comoriens, alors qu’auparavant, il avait été à la tête d’une délégation ayant demandé et obtenu du Président de la République la fermeture des débits de boisson. Saïd Abdallah Rifki a été pris la main dans le sac, en train de corrompre le fonctionnaire du ministère de l’Intérieur censé ordonner l’ouverture du débit de boisson appartenant à ses protégés.
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  • Dès lors, ceux qui parlent de «piège» pour essayer d’innocenter le «religieux» versant ouvertement dans la tartuferie ferment un peu trop facilement les yeux sur le fait que l’indélicat est pris en flagrant délit de corruption d’un agent de l’État et que, si son acte n’avait pas été arrêté par l’intervention des Forces de l’ordre, il aurait commis son forfait.
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  • D’un strict point de vue juridique, il est à noter qu’en Droit pénal, l’auteur d’un délit n’est pas seulement celui qui commet les faits incriminés, mais aussi celui qui, dans les cas prévus par la Loi, tente de les commettre. En d’autres termes, la tentative est constituée dès lors que, manifestée par un commencement d’exécution, elle n’a été suspendue ou n’a manqué son effet qu’en raison de circonstances indépendantes de la volonté de son auteur. Or, Saïd Abdallah Rifki n’a pas arrêté son forfait de lui-même, mais parce qu’une circonstance indépendante de sa volonté l’en a empêché. Il est également nécessaire de savoir que la tentative doit être manifestée par un commencement d’exécution de l’infraction. Et, dans le cas de Rifki, il y a eu commencement d’exécution de l’infraction.
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  • Saïd Abdallah Rifki, en tant qu’agent de l’acte délictueux, ne se trouvait plus au stade des actes préparatoires, mais n’a pas encore abouti entièrement à l’infraction principale puisqu’il en a été empêché. Il y a donc commencement d’exécution puisqu’on est en présence d’actes tendant directement à la consommation de l’infraction. Donc, aux yeux de la Loi, il est entièrement coupable comme si son infraction était entièrement consommée, puisque, de toute façon, il n’avait aucune intention de ne pas commettre son forfait. Il mérite donc la peine de prison qui a été prononcée contre lui, même si on peut s’interroger sur le caractère expéditif de la sanction pénale prononcée contre lui à la hâte.
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  • Mais, dans cette triste affaire, il faut aller au-delà du Droit, car cet indélicat n’a pas «fauté» uniquement sur le plan juridique; son forfait constitue aussi un Titanic moral, dans la mesure où, de par ses fonctions officielles, il incarne un important magistère moral. Donc, il est coupable à la fois sur le plan légal et sur le plan moral. On ne peut pas faire pire. Ce qui doit nous inciter à réfléchir sérieusement sur la relation douteuse que les religieux comoriens entretiennent avec l’Islam puisque, en la matière, la tartuferie, injure envers Dieu, est devenue une règle dans notre pays. Les Comoriens n’ont besoin de personne pour rester de bons Musulmans. D’où la nécessité d’abolir toutes les institutions censées encadrer le Comorien dans sa pratique de l’Islam. Nous sommes des Musulmans Sunnites, et le Sunnisme n’a nullement besoin de clergé, comme c’est le cas du Shiisme avec ses Ayatollahs, ses Mollahs (…).
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  • Ici et là, j’ai entendu des Comoriens dire que certaines autorités comoriennes ont volé plus d’argent que Saïd Abdallah Rifki. Certes, mais cela ne saurait excuser le forfait commis par le «religieux» déchu. En février 2011, j’étais présent à La Courneuve, quand le Président élu, le Docteur Ikililou Dhoinine, avait prononcé un discours d’une très bonne facture, discours à travers lequel il avait évoqué les malheurs d’une Justice comorienne qui n’arrive pas à trouver ses marques parce que, chaque fois qu’une peine d’emprisonnement est prononcée, le notable portant ses plus beaux habits traditionnels et le ministre habillé en costume et roulant carrosse se précipitent chez le juge pour demander l’annulation de la peine.Or, déjà, Abdallah Saïd Rifki bénéficie du soutien des notables de sa région d’origine. Ce qui est dangereux pour la Justice de notre pays.
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  • Les notables bien-pensants nous disent doctement qu’il ne faut pas «embêter» Saïd Abdallah Rifki car il y a ceux qui sont coupables de vols de millions de francs d’argent public et qui ne sont pas inquiétés. Je ne suis pas juriste de formation mais je sais qu’en Droit, chacun est responsable de ses propres actes, et on ne saurait échapper à la Justice en évoquant l’impunité dont bénéficie autrui. En effet, l’impunité ne saurait créer un droit acquis, et on ne peut pas se baser là-dessus pour échapper à la Justice. Donc, Saïd Abdallah Rifki doit rester en prison. En même temps, on doit engager des poursuites judiciaires contre les autres mauvais garçons de la République, que l'écrivain Aboubacar Ben Saïd Salim a traités de « wedzi watukufu wa dawla » (« Les honorables voleurs de la République ») dans un article intitulé "Ustadh Rifki, l'arbre ne doit pas cacher la forêt" paru dans le N° 1878 du 30 décembre 2011 dans le journal d'Etat "Alwatwan" pour éviter le double langage.

Dr Ali ABDOU MDAHOMA

Professeur de lettres modernes à Paris.

Par Ali.ABDOU.MDAHOMA
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Mercredi 23 juillet 3 23 /07 /Juil 21:40
CONJURONS ENSEMBLE LA CRIMINALITE GRANDISSANTE AUX COMORES

L'île de Ngazidja est appelée à « s'auto-massacrer » ou à provoquer un génocide à la Rwandaise si une solution très rapide, efficace et durable n'est pas envisagée suite aux crimes et aux meurtres en série perpétrés ces dernières décennies. Certes, depuis des lustres à Ngazidja il y a eu des crimes gratuits liés à des vols ou à des règlements de comptes entre des individus mais le comble c'est que depuis plus d'une dizaine d'année est apparue une façon immonde et inhumaine de tuer aux Comores. Des localités avoisinantes qui se prennent pour des chiens de faïences pour des raisons stupides et insensées s'exterminent.

Et l'ironie du sort c'est que la plupart du temps c'est au cours d'un match de football que le pire se produit. Celui-ci est destiné à consolider les liens d'amitié et de fraternité mais pas à attiser la haine et à décapiter des têtes innocentes. Peut-t-on arrêter le football aux Comores ? Ou bien faire attention à tout match de foot qu'il soit entre localités ennemies ou pas ? Les préfets des régions doivent prendre en main toute organisation de match de football et faire en sorte qu'ils soient prévenus dans un premier temps mais aussi de faire appel à la force de l'ordre lors de ce match. On ne peut pas empêcher les jeunes de jouer au foot. Un match jugé dangereux doit être arrêté. Dans les cas que nous avons pu recenser, ce sont toujours des villages de même région qui se créent une haine fratricide couronnée par des bagarres meurtrières.

Dans toutes les régions de la grande Comores on trouve des localités ennemies qui finissent dans la plupart du temps par se battre et commettre des crimes ignobles. La justice adoptée par l'État Comorien est sans doute responsable, une justice hybride, ni figue ni raisin, islamique (loi de talion), coutumière et napoléonienne. Peut-t-on adopter trois systèmes de justice à la fois ? La loi Napoléonienne en vigueur actuellement, La Charia qui a été appliquée occasionnellement par certains régimes dans le passé et la justice coutumière si vous me permettez le terme qui régie presque l'île de Ngazidja au premier de laquelle les notables, lesquels mettent en quarantaine des localités, leur soustraire des grosses sommes d'argent et même des zébus. C'est une pratique moyenâgeuse pourtant appréciée par les habitants de la grande comores. L'Etat est embourbé dans ces pratiques de jugement coutumier et se trouve par conséquent impuissant face à la criminalité qui va crescendo vers des proportions très inquiétantes.

Toujours prêt à s'approprier ce qui touche de près ou de loin à la religion musulmane, mœurs françaises et au système séculaire du Anda na Mila. Certains présidents appliquent aveuglement la loi de talion. "Man KATALA KOUTILA". Soulé Boina Mroimgou, Taoufik et Robin sont exécutés mais malheureusement rien n'est changé, au contraire la situation devient très inquiétante. Des représailles qui couvent pendant des décennies et qui aboutissent à des massacres collectifs organisés par des villageois sans scrupules.

Les notables se taillent la part de lion en s'immisçant dans les décisions judiciaires. Ce phénomène est répandue en grande Comore et fait qu'aucun jeune n'a peur de tuer car il sera libéré par une forte délégation villageoise à l'approche des élections. Surtout dans un pays où on vote tous les ans, ça favorise la donne. La diaspora au lieu de faire preuve de compassion et de civilité eu égard à leur maturité liée à leur éloignement font pire que ceux qui n'ont jamais voyagé. Ces derniers encouragent les meurtres en aidant leurs localités en armes blanches pour aller se venger. Aucune échappatoire à cet imbroglio crimino-barbaresque. Où est la religion musulmane dans tout ça, où est la sagesse attribuée à la notabilité. Nulle part celle est pire que tout, c'est elle qui envenime la situation en cherchant à bannir les frères ennemis mais en vain. Des sommes colossales sont versées à ces gens véreux et au lieu de renforcer les prisons, ils les mettent dans leurs poches et favorisent néanmoins la criminalité. Je tue au nom de mon village car celui va payer les notables et on en parlera plus. C'est digne d'une jungle.

On est au 21ème siècle et des pratiques barbares continuent à se produire dans un pays dit musulman à 100%, soit disant régie par des lois coutumières impuissantes et de surcroît gouverné par des présidents Foundi dans la plupart. Ali soilih et Ahmed Abdallah sont les seuls présidents des Comores qui ne se sont pas appropriés le nom de Foundi ou de Taliboul Inlmou. De djohar à Taki en passant par Sambi même Azali, Ils se revendiquaient du coté des musulmans fervents. Dans leur règne rien n'a été fait. On se demande le devenir de cette île ruinée par le système archaïque du grand mariage, lequel est considéré par 90 % de la population de Ngazidja comme générateur de développement et contribuant à la sécurité de l'île. Des maisons sont construites certes, mais à part ces forteresses fermées 11mois dans l'année je ne vois rien qui puisse être généré par ce fameux « Anda » si ce n'est le gaspillage du riz qui est devenu ces derniers une denrée rare partout dans le monde.

Dans les autres îles de l'archipel ce système n'est pas appliqué et le taux de criminalité est plus bas qu'en Ngazidja. Alors on dit quoi? Des intellectuels même défendent le Anda en disant bêtement que sans lui la grande Comore serait ruinée. Comme si grâce à lui on roule sur l'or et dort avec quiétude. C'est l'île où on trouve un taux de délinquance et de criminalité plus élevé. Sur dix meurtres perpétrés aux Comores huit s'opèrent à Ngazidja, l'île où les notables arrangent tout. Je vous signale qu'Anjouan et à Mohéli pour ne citer que ces deux îles car Mayotte est sous administration française, le notable n'a pas droit de cité. Le notable est celui qui a des bonnes idées, le notable est celui qui se débrouille dans sa vie en travaillant durement. En grande Comore le notable est celui qui a accompli son grand mariage quelque soit son âge. Il devient intelligent, capable de conduire toute une localité ou toute une région voire même l'île. Le délinquant qui par n'importe quel moyen arrive à réaliser le fameux Anda est béni, il accède au premier à la mosquée de vendredi, il peut même faire la prêche qu'il sache ou non lire le coran. Ces pratiques sont à déplorer car le temps passe et le monde évolue. Je ne suis pas contre les traditions et les coutumes et loin de là mais je suis hostile à la façon dont on les réalise et surtout au pouvoir attribués à ceux qui l'accomplissent. Le Mnamdji quelque soit ses diplômes ou ses talents en théologie s'il n'a pas eu la chance de réaliser son grand mariage est marginalisé.

Sa place qui lui revient de droit car c'est lui qui sait lire et expliquer le coran est attribuée à un homme accompli. Ce sont eux qui dirigent leurs localités respectives en devenant ou bien chef du village ou même maire et qui par conséquent organisent les délégations pour aller " sauver leurs enfants emprisonnés pour rien». Ils ont sauvé l'honneur et la dignité de notre cher village disent-ils. Où sont l'honneur et la dignité dans tout cela. Tous ceux qui se font complices à ces criminels sont eux aussi des tueurs. D'où l'émergence nouvelle de la délinquance, de la criminalité et du banditisme. Soyons sérieux et faisons en sorte qu'il y ait un projet qui sera étudié profondément pour résorber cette criminalité gratuite dans notre pays.

Où est l'État dans tous ces meurtres? Il est piétiné par les mauvaises habitudes séculaires qui consistent à privilégier les revendications des villageois pour ne pas compromettre leur électorat. Chaque régime essaie de couvrir un village parce qu'il vient d'une grande région, ou bien parce que ce village présente un électorat très important. Il fait mine de sanctionner sévèrement les criminels mais il suffit qu'ils passent quelques mois en taule pour qu'un simple gardien de prison libère un ou plusieurs criminels moyennant une somme d'argent. Mais ce gardien est intouchable car il est le frère d'un ministre ou vient du village même de « son excellence monsieur le président ».

Par ailleurs, que doit-on faire pour résorber voire même éradiquer cette criminalité grandissante dans l'île de Ngazidja en particulier. Faudrait-t-il, n'est ce pas, dorénavant mettre en place une justice rigoureuse, impartiale et honnête. Faudrait-t-il écarter systématiquement les décisions de la notabilité (wafomamdji handa) dans les affaires judiciaires et politiques de l'Etat. La notabilité est certes honorable mais qu'elle s'occupe des décisions coutumières dans leur villages respectifs et laisse enfin tranquille la justice faire son travail.

La part de l'Etat dans ces mesures est plus que jamais très importante, l'indépendance de la justice doit être effective. La séparation du pouvoir doit enfin être appliquée et la criminalité va certainement baisser, je ne prétends pas trouver une idée pour l'éradiquer comme si on éradique un virus ou une maladie. La justice coutumière conduite par les notables a failli à sa mission dans plusieurs cas concrets relatifs à ces crimes en série. Elle ne remédie à rien au contraire elle incite les villageois à se venger. Aucune région, n'est épargné donc soyons vigilants et arrêtons de dire ça n'arrive qu'aux autres.

Mais toujours est il que le moment est venu pour chaque comorien de faire sienne cette affaire car comme on dit ça n'arrive qu'aux autres. Tous les villages, toutes les régions sont menacés par ce fléau. Aucun coin des Comores n'est épargné par ces crimes barbares. Il y a des crimes partout dans le monde on ne peut pas le nier mais aux Comores il faut s'unir autour d'une table pour chercher sérieusement la cause des querelles insensées entre les localités avoisinantes et même éloignées de Ngazidja.

Ya allah biha Ya Allahu Bihusnil Hatima : ALI A .M - Etudiant à Paris

 

Par A.A.MDAHOMA - Publié dans : actualité de la diaspora
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Samedi 7 juin 6 07 /06 /Juin 22:20

Je tiens à remercier tous ceux ou celles qui feront preuve de patriotisme pour analyser le message que je veux transmettre aux autorités politiques comoriennes toutes tendances confondues. Les Comores ont beaucoup souffert depuis son indépendance à nos jours. Mais la façon dont les choses évoluent, on présage le pire.

La France premier ennemi de ces quatre rochers perdus dans l'océan indien ne cesse de manipuler les cadres susceptibles de contribuer au développement économique, d'attiser la haine et le séparatisme dans leurs îles natales pour mieux diviser les Comores. L'implantation de celle-ci à Mayotte laisse corroborer cette thèse de vouloir disloquer ces îles pour mieux s'y installer. Le débarquement organisé par l'AND et soutenu à l'unanimité par les pays de l'Union africaine a obligé la France à se rallier inextremis.

Les caisses d'armes lourdes trouvées dans la résidence du colonel séparatiste Mde Bacar portaient l'adresse de l'ambassade de France à Moroni. Le président de l'Union des Comores Ahmed Abdallah Sambi avait engagé un bras de fer avec la France sur l'affaire de l'expulsion des clandestins comoriens de Mayotte. Ne reconnaissant pas qu'un Comorien à Mayotte soit considéré comme un hors la loi, Sambi avait recueilli le soutien de l'opinion nationale comorienne.

A cet effet, il avait mis en garde toutes les agences de transport maritime et aérien de transporter des Comoriens expulsés de Mayotte. Cette histoire avait mis la France dans une situation délicate. Mde Bacar obtenait 20 euros par tête de Comorien expulsé de Mayotte. Quand à Sambi on ne sait pas encore combien il va gagner par tête.

Les uns disent qu'il a peur d'être executé par la France comme tous ses prédécesseurs recalcitrants qui ont été assassinés au cours de leurs mandats, les autres disent qu'il préfère finir en beauté dans la mesure où il lui reste deux ans pour passer la main à un autre guignole. Après son mandat on se demande le changement qui va intervenir. Les mauvaises langues prevoient un changement des institutions pour adopter une nouvelle constitution.

Celle-ci va remplacer sûrement la tournante qui est en vigueur actuellement. Anjouan et Mohéli sont pour cette nouvelle constitution qui prevoit la chaise tournante dans les îles car ça porte atteinte aux Grands comoriens qui n'ont d'yeux que pour la présidence de la république. C'est vrai que la nouvelle constitution des Comores a faillit dimunier le nombre de parti politique qui poussaient comme des champignons à Ngazidja. L'heure est venu de penser plutôt à la relance économique qu'à la création des partis politiques. Je suis favorable à la chaise tournante car elle permettra à toutes les îles de s'impliquer dans le développement des Comores.
Par A.A.MDAHOMA - Publié dans : Comores en avant
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Samedi 1 mars 6 01 /03 /Mars 11:59
Ecoutez en direct la radio officielle des Comores !
Par A.A.MDAHOMA
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Lundi 18 février 1 18 /02 /Fév 20:07

Contexte [modifier]

En 1946, sous tutelle française, les îles ne sont plus rattachées administrativement à Madagascar et forment pour la première fois de leur histoire une entité administrative unie et reconnue (TOM). Pour davantage de détails sur l'histoire de l'archipel, vous pouvez consulter les rubriques : Histoire de Comores, Grande Comore, Anjouan, Mohéli et éventuellement Mayotte

Après les indépendances des années 1960 des pays africains, un certain nombre d'intellectuels, grands Comoriens, pour la plupart, largement influencés par les idées zanzibarites, commencèrent à réclamer l'indépendance. D'un commun accord, dans un objectif d'indépendance concerté, la France proposa un référendum en 1973. Mayotte ne s'exprima pas comme les trois autres îles. Jacques Chirac, premier ministre, décida de ne pas lier le sort de Mayotte à celui des trois autres îles, ce qui heurta les élus de celles-ci. Par la voix de l'anjouanais Ahmed Abdallah fut déclarée unilatéralement l'indépendance de la République Fédérale Islamique des Comores, le 6 juillet 1975.

La RFIC [modifier]

Ancien drapeau de la République fédérale islamique des Comores
Ancien drapeau de la République fédérale islamique des Comores

Alors que Mayotte votait de nouveau en 1976 pour un rattachement définitif à la métropole, la RFI des Comores s'enfonçait dans une longue période d'instabilité politique et de coups d'État. Durant cette période troublée, deux personnages marquent les mémoires. Ali Soilih, dictateur communiste brutal mais visionnaire, et Bob Denard, mercenaire français agissant tour à tour au nom de la France ou pour son propre compte. Se succèdent alors des régimes non démocratiques et coups d'état .
Alors que la population de Mohéli demandait épisodiquement le rattachement de l'île à la France depuis plusieurs années, l'île d'Anjouan, en 1997, rejoint le mouvement. Devant le refus des autorités françaises, Mohéli et Anjouan préfèrent déclarer la sécession. La situation est d'autant plus bloquée que Mohamed Taki Abdulkarim, rare politique élu démocratiquement, meurt dans des conditions contestées. Cela bloque les institutions et tout processus de réconciliation puisque Anjouan ne désire pas participer à l'élection présidentielle.
En février 1999, le colonel Azali Assoumani prend le pouvoir en Grande Comore en renversant le président intérimaire Tadjidine Ben Said Massounde, un Anjouanais. Il poursuit des négociations plus fructueuses avec le colonel Mohamed Bacar d'Anjouan afin de résoudre la crise.

L'Union [modifier]

Le 23 décembre 2001, par référendum, les trois îles, après d'âpres négociations (qui ont abouti suite à la signature des Accords de Fomboni de 2000/2001, relançant ainsi le processus de réconciliation nationale), forment à nouveau une entité avec une nouvelle constitution sous l'égide de l'OUA : l'Union des Comores. Le pays a organisé, conformément à la constitution, des élections en 2006, remportées par Ahmed Abdallah Sambi, un religieux sunnite surnommé l'"Ayatollah".

Géographie [modifier]

Carte de l'archipel des Comores
Carte de l'archipel des Comores
Article détaillé : Géographie des Comores.

L'archipel des Comores est constitué de quatre îles (La Grande Comore, Mohélie, Anjouan et Mayotte) qui se trouvent dans le canal du Mozambique au Nord-Ouest de Madagascar et face au Mozambique. La superficie totale de l'Union des Comores est de 2 170 km². La capitale, Moroni, se situe sur la plus grande des îles, la Grande Comore. Cette même île compte un volcan (2 361 mètres) actif appelé le Karthala. C’est un volcan strombolien encore en activité dont la dernière coulée de lave date de 2005. Un lac occupant l'un des cratères constituant une caldeira de 3 km de diamètre, la plus grande caldeira en activité du monde à l'époque, a été vaporisé, début 2005. La porosité du sol de la Grande Comore explique l'inexistence de cours d'eau, contrairement aux autres îles. Les terres sont à 45 % agricoles. 9 % est recouvert par la forêt et 7 % du territoire est inexploité. Les îles sont assez proches (75 km au plus) et les fonds marins comportent beaucoup de corail, qui a malheureusement fait les frais d'El Niño il y a quelques années et est également victime de pêche à la dynamite. La grande variété de la faune sous-marine pâtit elle aussi malheureusement des méfaits conjugués de la nature et des hommes: de moins en moins de requins, de moins en moins de tortues - proies faciles dont la viande est goûteuse et... gratuite, de moins en moins d'holothuries ou "concombres de mer" - appréciés de certaines populations qui les ramassent et en font le commerce, sans forcément mesurer l'impact que cette "pêche" intensive pourrait avoir, l'archipel constituant l'une des zones de réensemencement de l'Afrique de l'Est, etc.

Vue satellite de Grande-Comore, Anjouan et Mohéli
Vue satellite de Grande-Comore, Anjouan et Mohéli

Subdivisions [modifier]

Article détaillé : Subdivisions des Comores.

Par ailleurs en 1980, outre Mayotte, le président de la République Islamique des Comores revendiquait les îles Glorieuses ainsi que le Banc du Geyser.

Mayotte (ou Mahore), qui est revendiquée par l'Union des Comores, est toujours rattachée à l'ancienne puissance coloniale (la France). En effet, cette île ayant refusé son indépendance par trois référendums, la France a conservé ce territoire qui est aujourd'hui en voie de départementalisation (DOM) bien que l'assemblée générale de l'ONU et l'OUA se sont prononcées pour le rattachement de Mayotte à l'Union des Comores.

Politique [modifier]

Article détaillé : Politique des Comores (pays).

L'Union des Comores est une république à régime monocaméral. Plusieurs régimes se sont succédé, dont certains sont considérés comme des dictatures violentes. Le régime actuel a été adopté par un référendum en décembre 2001.

Les institutions actuelles sont marquées par la crise de 1997. L'Union, ainsi que chacune des quatre îles, a un président qui est également chef du gouvernement. Les prérogatives du président de l'Union sont la politique extérieure et la défense. Les îles disposent d'une large autonomie portant sur l'économie, les impôts, la santé, la justice... Le Franc comorien dépendant de l'Euro n'est pas une monnaie indépendante.

Le régime politique est un régime multipartiste. Un président, chef de l'exécutif, est à sa tête, il y a une présidence tournante. Chaque île bénéficie d'une très large autonomie et possède son président et son conseil. La chambre législative est appelée assemblée et possède 33 membres dont dix-huit élus et quinze représentants élus au suffrage indirect. Les membres sont élus pour cinq ans.

  • L'assemblée de Grande Comore possède 20 membres.
  • L'assemblée d'Anjouan possède 25 membres.
  • l'assemblée de Mohéli possède 10 membres

Système juridique [modifier]

Le système juridique est un héritage du Droit musulman, du droit coutumier et du droit français. Les anciens du village règlent la plupart des litiges. Le judiciaire est indépendant du législatif et de l'exécutif. La cour suprême est la haute juridiction[1]. La cour constitutionnelle[1] en place depuis septembre 2006 est chargée de veiller au bon déroulement des élections et d'arbitrer en cas d'accusation de malversation du gouvernement. Elle est constituée de deux membres choisis par le président de l'Union, de deux personnalités élues par l'assemblée fédérale, et un par l'assemblée de chaque île.

Système éducatif [modifier]

Le système éducatif est hérité du système coutumier (école coranique privée) et du système éducatif français basé sur la gratuité. Il est à noter que pratiquement tous les enfants suivent d'abord l'enseignement dans les medersas où ils apprennent à lire l'arabe (avec le coran), et suivent ensuite, pour la plupart, un enseignement à "l'occidentale". L'enseignement à l'occidentale se fait en français au moins jusqu'au baccalauréat, reconnu par la France. Les enfants des classes sociales les plus aisées et les plus occidentalisées suivent, à Moroni surtout, un schéma d'éducation à l'occidentale et un enseignement musulman à part.

Les difficultés de trésorerie des différents gouvernements, qui n'ont pas pu payer les salaires des fonctionnaires, ont touché aussi le système éducatif. Aussi entre 1997 et 2001, les professeurs de l'enseignement public, non payés, se sont mis en grève. Seul le privé fonctionnait.

Avant 2000, les étudiants désirant acquérir une formation complémentaire (post bac) devaient s'expatrier. Une université a été crée depuis dans quelques domaines.

Économie [modifier]

Article détaillé : Économie des Comores (pays).

La plus grande partie de la population est rurale et vit de culture vivrière ou de la pêche. Les îles exportent néanmoins de la vanille, de l'ylang-ylang et du girofle. Le pays n'est pas autosuffisant alimentairement. La situation économique est donc très difficile, aussi il est à noter que la diaspora comorienne, très solidaire, subvient d'une façon importante, à la survie de la population en envoyant de l'argent au pays.

Les pénuries sont chroniques, eau, électricité, essence, quelquefois même des produits alimentaires de base viennent à manquer.

Un rapport de la Banque mondiale suggère que les campagnes organisent également la pénurie alimentaire des produits locaux afin de soutenir les prix.

Le tourisme et les infrastructures adéquates y sont peu développés. Les Comores sont un pavillon de complaisance.

Démographie [modifier]

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
Article détaillé : Démographie des Comores (pays).

L'islam sunnite est la religion dominante. Sur ces îles vivent également de façon permanente de très petites communautés endogamiques d'indiens chiites qui ont une très grande influence en détenant une bonne part du commerce.

Le pays ne disposant plus d'état-civil — il se trouvait en 2002 dans une pièce de la préfecture de Moroni qui n'a plus de plafond, donc... en outre les femmes préfèrent accoucher chez elles plutôt qu'à l'hôpital — il est très difficile dans ces conditions de donner des chiffres exacts sur la population comorienne. Selon le dernier recensement (2004) la population est estimée à 646 400 personnes sur les trois îles (31 200 à Mohéli, 363 200 à Grande Comore, 252 000 à Anjouan), mais la diaspora en France métropolitaine (Marseille, Paris surtout) ainsi qu'à la Réunion et Mayotte compterait au moins autant de personnes dont beaucoup d'illégaux, surtout à Mayotte.

Un pourcentage non négligeable des Comoriens, dont la plupart des dirigeants, possède en outre la nationalité française.

Culture [modifier]

Article détaillé : Culture des Comores.

La culture des trois îles, bien que semblable, reste cependant différente. Si déjà aux Comores, les comoriens ont une tendance forte à se regrouper par communauté d'origine et même de village, ce comportement est encore plus marquant à l'étranger ou elles n'ont pratiquement aucun contact entre elle.

Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
6 juillet Fête de l'Indépendance   indépendance unilatérale 6 juillet 1975 reconnue plus tard par la France.

Traditions et coutumes [modifier]

On retrouve dans les traditions et les coutumes comoriennes des influences arabes, africaines et indiennes dans le vêtement traditionnel (kichali, chiromanie(challe), kändou, kofia (bonnet pour les hommes). Mais aussi dans la gastronomie traditionnelle (samoussa, embrevade, carry) ainsi que dans quelques rîtes de la vie quotidienne (la prière, les repas...). La société est matriarcale. En Grande Comore, le grand mariage est une tradition incontournable. Il représente les économies de toute une vie et permet d'accéder au rang de grand notable. Cet évènement social est à l'origine de la grande précarité sociale de l'île, et de la corruption généralisée. On peut retrouver dans les vetements de la fille à marier un sahar et un soubaya(vetements officiel du mariage)

Sport [modifier]

Divers [modifier]

  • Population : 646 400 habitants (estimation du recensement de 2004) sur les trois îles, 31 200 à Mohéli, 363 200 à Grande Comore et 252 000 à Anjouan. 0-14 ans: 42,81 %; 15-64 ans: 54,26 %; + 65 ans: 2,93 % (chiffres de 2001)
  • Superficie : 1 646 km²
  • Densité : 393 hab./km² (148 hab./km² à Mohéli, 360 hab./km² à Grande Comore et 594 hab./km² à Anjouan)
  • Frontières terrestres : 0 km
  • Littoral : 340 km
  • Extrémités d'altitude : 0 m > + 2 361 m (Karthala)
  • Espérance de vie des hommes : 58 ans (en 2001)
  • Espérance de vie des femmes : 63 ans (en 2001)
  • Taux de croissance de la population : 3,02 % (en 2001)
  • Taux de natalité : 39,52 ‰ (en 2001)
  • Taux de mortalité : 9,35 ‰ (en 2001)
  • Taux de mortalité infantile : 84,07 ‰ (en 2001)
  • Taux de fécondité : 5,3 enfants/femme (en 2001)
  • Taux de migration : 05 ‰ (en 2001)
  • Lignes de téléphone : 6 000 (en 1997)
  • Téléphones portables : n.c.
  • Postes de radio : 90 000 (en 1997)
  • Postes de télévision : 1 000 (en 1997)
  • Utilisateurs d'Internet : 800 (en 2000)
  • Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 1 (en 2000)

Codes [modifier]

Les Comores ont pour codes :

Note [modifier]

Voir aussi [modifier]

commons:Accueil

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur l'Union des Comores.

Liens internes [modifier]

Sources [modifier]

Par A.A.MDAHOMA
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Dimanche 17 février 7 17 /02 /Fév 14:56
Les Comores  sont le paria du monde entier depuis des décennies.  Depuis le 6 juillet 1975 date à laquelle les Comores ont accédé à l'indépendance, le pays va de mal en pis. Les gouvernements successifs n'ont rien arrangé au contraire, ils ont empiré la situation.

La majorité des Comoriens vivent en dessous du seuil de pauvrété. Les Comores vont du 132 ème au 136 ème rang du péloton des pays les plus pauvres du monde. La banque mondiale, le FMI, la communauté Européenne, le PNUD, l'EFADC, la ligue arabe, et beaucoups d'autres organismes internationaux ont essayé en vain de rémedier à la situation. Tout le monde se pose la même question, qu'est ce qui freine le développement de cet archipel qui ne compte pas un million d'habitants? Jusqu'à lors personne n'arrive à resoudre ce dillemne, pourtant les Comoriens eux-mêmes savent ce qui les rogent.

En effet, la corruption basée sur le clientélisme et le népotisme demeure la principale cause de la paupérisation de ces îles de l'océan idien occidental. On ne peut parler des Comores sans pour autant évoquer les soubreseauts liés à la déstabilisation politique chronique. Vingt cinq coup d'état ou tentative de coup d'état, réussis ou échoués illustrent ce phénomène. De la révolution d'Ali Soilih à la dictature D'Ahmed Abdallah et les mercenaires en passant par le coup de force d'Azali et le séparatisme de Mohamed Bacar, on a du pain sur la planche.

Par ailleurs, devons nous rester les bras croisés et dire que c'est de la faute de celui-ci ou de celui-là?  Non, les comoriens dignes de ce nom doivent prendre les choses en main et chercher les voies et les moyens de faire ressortir  ce pays du gouffre dans lequel il se trouve depuis belle lurette. Toutes les institutions financières citées ci-dessus ont failli à leurs missions, alors il ne nous reste qu'à réagir rapidement et efficacement pour suivre le cours du 21ème siècle car il va vite et n'attend personne.

Les nouvelles technologies ont pris le dessus et personne n'est dupe des repercussions que celle-ci peut engendrer. Ce blog est créer pour contribuer non seulement au développement des Comores mais aussi pour aider les gens épris de bonne volonté et qui veulent investir au pays à pouvoir réaliser leurs projets.

Nous lançons un appel vibrant à tous les économistes, à tous les entrepreneurs comoriens et étrangers qui veulent se joindre à cette initiative de nous aider à proposer des pistes de réflexion afin de relancer l'économie des Comores.
"De la discussion, jaillit la lumière".
Par A.A.MDAHOMA
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